Armure de Samouraï !



L'éducation du Samouraï avait trois bases :

 - le CHI (sagesse, sérénité)

- JIN (bieveillance, l'amour pour autrui)

- YU (courage)

 

Le Samouraï ne suivait aucune religion, seulement le code du Bushido et son courage pour nourrir son esprit.

 

Il étudiait les lettres, la littérature, la philosophie mais devait connaître aussi parfaitement tous les arts martiaux:

    le Iaido (escrime ),

      le Kyudo ( tir a l'arc ),

         le Jiu jutsu,

            l'usage de la lance

               et la cavalerie.

 

Le Samouraï faisait partie d'un clan et était soumis à son souverain, il était là pour garantir la défense de ses semblables et vivre en harmonie avec eux.

 

Un Samouraï avait deux sabres:

       Le Daît-ef (le long) main droite,

       Le Wakizashi (le court) main gauche.

 

Tous deux se nommaient Katana et se portaient du coté gauche.

 

Le sabre était le symbole du jugement et de la droiture du Samouraï, il était vénéré et porté en adoration et se trouvait toujours à portée de main


 

Le Iaido


Technique

Le sabre se porte et se tient de la même façon que l'on soit droitier ou gaucher.

La main droite et la main gauche ont chacune un rôle particulier qui n'est pas directement lié au fait que soit la main dominante ou non.

 Il existe d'ailleurs des sabreurs gauchers : par exemple Saito Hajime.

 

La coupe en iai est perçue comme rapide car le peu de force apparente que nécessite le retrait du sabre tout au long de la saya ( ou fourreau ) augmente la vitesse.

L'iaidō ne nécessite pas ou peu de force, si ce n'est celle nécessaire au maintien du sabre, car la longueur du katana ou shinken (lame d'environ 75 cm) ajoutée à la longueur d'un bras font que l'extrémité de la lame se déplace très vite et c'est cette extrémité (le dernier 1/3) qui sert à trancher.

Or le katana pèse entre 1 et 1,5 kilogramme et se déplace à grande vitesse, il faut donc le maintenir assez fermement pour que l'inertie ne le fasse pas partir.

 

La main exerce une prise au-dessus du sabre ( le pratiquant est toujours derrière son sabre, seul rempart contre une attaque), les doigts servant au "déroulé" et au maintien; un samuraï ayant failli, se coupait l'auriculaire droit en expiation et l'offrait à son daimyo ou shogun, il lui devenait donc extrêmement difficile de se battre, ce doigt étant extrêmement important pour saisir un objet (en l'occurrence la poignée du sabre, cependant cela est valable pour tout manche d'outil).

 

L'entrainement se fait avec un iaito ou un bokken afin de pas abîmer son katana ou son shinken; on utilise une saya d'entrainement si l'on possède un katana.

 

Le wakizashi était l'arme de prédilection des adeptes de la position de l’iai.

Le wakizashi est un sabre court manié d'une seule main, les samouraïs ne pouvaient garder le katana à l'intérieur d'une maison car trop long pour se battre efficacement.

 

Le keikogi du iaidōka est composé d'un gi en coton, d'un hakama, d'un obi (d'une largeur de 13 à 14 cm); on peut porter des tabi.


     
     

Description

Le terme iaidō (居合道, iaidō?) est composé de trois kanjis signifiant approximativement: 

 

• vivre, exister

• l'harmonie, l'union

• la voie

 

Iaidō peut donc se traduire par « la voie de la vie en harmonie », ou « exister en union avec la voie ». Le préfixe « i » peut aussi être interprété par le chiffre 1, l'unité : La voie de l'unité de l'individu, en lui-même pour être « bien dans sa peau » et avec les autres : adversaire pour le vaincre, société pour la servir. En fait, son integrité Bio-psycho-sociale.


L'essentiel de la pratique de l’iaidō consiste en l'apprentissage et l’exécution de kata, séquences de mouvements précis, s'exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Certaines écoles proposent des séries de kata à deux. Ces formes constituent autant de supports à l'enseignement et permettent la transmission de l'ensemble des techniques d'une école.

Les katas se composent à la base des quatre mêmes étapes :

 

• dégainé et première coupe (nukitsuke ou nukiuchi)

• coupe principale (kiri oroshi)

• nettoyage de la lame (chiburi)

• rangement de la lame dans le fourreau (notō)

 

On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux kata : Furikabuto, l’action de « brandir le sabre ».

De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata. Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).

Ces kata doivent être « habités » par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budō :

 

• Zanshin : la vigilance active. Le ressenti, la perception de l'environnement.

• Seme : la menace, construction de l'attitude exprimant la capacité de réaction instantanée.

• Metsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large.

 

L’entraînement au iaidō peut se qualifier de pratique individuelle - collective.

Individuelle, car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata. Intellectuellement, c'est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l'entraînement - surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) - fait intervenir des muscles puissant des jambes - fessiers, adducteurs, psoas iliaque, jumeaux, isquiaux-jambiers, gourmands en énergie, ainsi que toute la ceinture abdominale, à partir de positions en flexion maximum, fourni un effort propre à l'endurance et la puissance (force-vitesse). Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme, et peut se poursuivre sans problème jusqu'à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections type genouillères, lors de la pratique des kata notamment.

Collective, car l'exercice d'apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d'étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d'énergie, appelé Ki awase, porte le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s'il était seul. De plus, l'exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d'un élève avancé, fait partie de l'étude dans l'objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d'un duel (i - unité, ai - harmonie).